Lifestyle

Justine et son Corps

Le handicap fait-il réellement parti de nous ?

C’est autour de cette question que l’on va se pencher aujourd’hui, dans cet article.

Pour cela, je vous propose de lire le témoignage d’une de mes connaissances, Justine, jeune étudiante de 19 ans, atteinte également d’une Amyotrophie Spinale Infantile, de Type II (une forme plus sévère que la mienne). 

A travers une photo et un texte poignant, Justine nous fait part de son ressenti envers le handicap et le rapport au corps.

 » Il y a des choses si intimes, qu’elles se doivent d’être partagées… C’est notamment le cas pour cette photo de moi, prise à l’endroit sur lequel je me sens le mieux sur cette terre : Nazaré. Sur cette photo c’est moi, Justine RIBEIRO, 19 ans, actuellement en DUT GEA. Je mène la vie la plus banale qu’il soit si t’en est qu’une vie puisse être banale après tout, on a tous nos histoires, alors partons sur une belle vie, j’en conviens. Si je sais reconnaître la valeur de la vie, la vraie, c’est peut-être, ou même sûrement grâce, et non à cause, de mon handicap. Oui, je ne l’ai pas dit lorsque je me suis présentée car cela ne me caractérise pas. Je m’appelle Justine et non Amyotrophie Spinale de type II.

Ma vie, et donc cette maladie, je pourrais en parler longtemps, mais aujourd’hui je vais vous parler d’une de ces étapes qui ont rythmé et, par conséquent, marqué ma vie. Cette étape, sûrement la plus difficile, c’est mon opération, ma troisième, de la colonne vertébrale. Vitale mais périlleuse. Ce fut sans nul doute la plus rude, la plus cruelle, mais aussi indubitablement la plus belle, la plus exaltante. En effet, elle m’a libérée, libérée d’un terrible corset que j’ai porté jour et nuit pendant dix longues années. Elle m’a aussi marquée, marquée au fer rouge, au sens propre comme au figuré. En effet, une telle opération laisse des traces, et ces traces j’ai appris à les aimer car après tout elles font partie de moi désormais. C’est pour cela que j’ai décidé de poster ce cliché. C’est une partie de moi qu’on ne voit pas, ou peu, alors j’ai eu envie de la montrer. C’est vrai, il faut s’assumer, oui je suis tordue, oui j’ai cette cicatrice, et alors ? Car même quand la blessure guérit, la cicatrice demeure alors vivons avec ! Si je ne m’aime pas, qui le fera pour moi ? « 

MERCI A TOI JUSTINE

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