Conseils & Avis

Pas de bâtons dans les roues ! Mes astuces en fauteuil !

Message à l’accompagnateur : Prévoyez des baskets et une bouteille d’eau voire quelque chose de sucré !

Dans la foule

Lorsque vous êtes dans une foule, (que ce soit lors d’un festival ou lors d’un marché) le but est d’arriver à se mouvoir tranquillement et fluidement. 

Voici quelques conseils si vous êtes en fauteuil manuel :

1) D’abord, il faut garder vos bras à l’intérieur du fauteuil pour éviter de vous les faire embarquer. 

2) Ensuite, essayez de guider votre accompagnateur au niveau de ce qui se passe devant, car il peut être distrait par d’autres choses et pourrait foncer dans les pieds des gens.

3) Evitez de rester vers des gens qui portent des enfants pour ne pas prendre des coups de coudes.

4) Si un enfant ou un adulte fonce sur vous sans faire attention, bifurquez rapidement sur le côté ou criez « Attention ! ».

5) Si vous voyez que quelqu’un peut vous rentrer dedans en se reculant durant qu’il discute, bifurquez de l’autre côté ou posez votre main sur un de ses coudes ou dans son dos et/ou dites « attention » ou « pardon ».

6) Si vous voulez faire passer une information à votre accompagnateur, retournez-vous et/ou parlez fort et/ou faites des petits gestes en direction de là où vous désirez aller.

7) Restez toujours derrière une file pré-conçue. S’il y a un bouchon, attendez que le couloir de gauche soit libre et passez devant les autres.

8) Si vous venez en petit groupe, allez derrière eux en file indienne, ils vous formeront le passage.

9) Si vous devez voir quelque chose comme un concert, et qu’il n’y a pas d’aménagements pour les PMR, essayez de vous faufiler tout devant sur les cotés, là où il y a moins de monde.

10) Et enfin, restez patient, prenez le temps et profitez !

Dans les escaliers

ATTENTION, ce passage de l’article est un témoignage de mes expériences et un choix personnel ! Si vous n’êtes pas d’accord avec cette idée, passez !

Si vous êtes intéressé, je vous explique ma vision :

Afin de pouvoir franchir des escaliers, j’ai choisi d’instaurer une méthode avec mon accompagnateur :

Cette pratique correspond seulement aux personnes utilisatrices de fauteuil manuel, d’un petit gabarit, qui peuvent se faire porter, et qui peuvent se mouvoir facilement et rapidement en cas de besoin.

Cette pratique peut être dangereuse si l’accompagnateur n’est pas en accord, ni en confiance avec la personne concernée ! L’accompagnateur doit être prudent, expérimenté et à l’aise !

D’abord, n’allez pas vous imaginez que cette pratique se fait sur n’importe quel escalier

– L’escalier doit comporter des marches assez larges et profondes (minimum environ 1,50 m de largeur et 30 cm de profondeur pour nous, mais après chacun à ses mesures personnelles; certains accompagnateurs peuvent préférer avoir minimum 2 m de largeur et 50 cm de profondeur).

– Ensuite, il doit être en bon état (éviter les escaliers de randonnées ou des escaliers des vieux villages en hauteur).

– Enfin, il ne faut surtout pas que l’accompagnateur se mette en danger lui-même et s’épuise ! Privilégiez les escaliers avec moins de 10 marches (exemple : les églises où la porte adaptée handicap avec la rampe devant est fermée : c’est malin ça).

Dans les villes, il y a très souvent une tierce personne qui va venir vous aider en cas de besoin, mais dans les coins un peu plus risqués, évitez de faire n’importe quoi et repérez les points où la personne handicapée peut se soutenir, voire même les endroits où elle peut chuter en cas d’urgence.

Comment s’y prendre ?

– Assurez-vous d’abord d’être d’accord tous les 2 pour le grimper et le descendre. Sinon, changez d’avis ou demandez à quelqu’un de vous aider.

– Il existe plusieurs manière de grimper un escalier :

1) soit l’accompagnateur porte la personne et la dépose sur la marche du haut puis redescend pour porter le fauteuil et remettre la personne dedans ensuite ;

2) soit il grimpe l’escalier avec la personne dans le fauteuil. 

– Si l’on prend le second cas, afin de grimper un escalier il faut se positionner en arrière, dos à l’escalier. Puis, l’accompagnateur doit monter une marche avec un pied puis tirer le fauteuil doucement sur cette marche, sur les roues arrières, de manière à ce qu’il soit en angle droit, tout en ayant l’autre pied sur la marche du départ. Puis il monte le second pied et recommence l’étape ainsi de suite jusqu’en haut. Arrivé en haut, l’accompagnateur doit poser ses 2 pieds sur le plateau puis reculer jusqu’à tirer le fauteuil entièrement sur le plateau puis ensuite il peut le faire pivoter.

– Pour descendre un escalier, les solutions sont les mêmes :

1) soit l’accompagnateur porte la personne et la dépose sur la marche du haut puis remonte pour porter le fauteuil et remettre la personne dedans ensuite ;

2) soit il descend l’escalier avec la personne dans le fauteuil. 

– Si l’on prend le second cas,  afin de descendre un escalier, il faut se positionner face à l’escalier. Puis l’accompagnateur fait descendre le fauteuil doucement sur les roues arrières, de manière à ce qu’il soit en angle droit pour chaque marche, tout en descendant ses pieds après chaque fois jusqu’en bas. 

En pente/montée

En montée, votre accompagnateur doit bien laisser les 4 roues à terre et pousser. 

Mais si le sol est accidenté, il faut que l’accompagnateur lève les 2 roues avants tout en poussant.

En pente, je conseillerai toujours à l’accompagnateur de soulever les 2 roues avants, afin que la personne en fauteuil soit toujours dans une position plate en angle droit et cela permet à l’accompagnateur d’avoir plus de stabilité avec le poids du fauteuil et de la personne pour éviter les glissades.

Dans le gravier/le sable (épreuve difficile, à faire dans de bonnes conditions)

Dans le gravier plat, je vous conseille de pousser le fauteuil sur les roues arrières plutôt que le tirer car vous aurez plus de force, vous vous épuiserez moins vite, la personne peut vous aider à avancer en poussant ses roues et si vous tirez, vous ne pourrez pas forcément voir tous les obstacles qu’il y a sur le chemin, et vous risquez de chuter, voire même de faire dévaler le fauteuil en avant si c’est en montée. 

– En montée avec gravier, si vous poussez le fauteuil sur les roues arrières et que vous glissez, vous pouvez lâcher le fauteuil qui se posera sur les 4 roues et la personne pourra plus facilement mettre ses freins et attendre que vous la repoussiez, tout en se tenant un peu en avant pour faire contre-poids et éviter de tomber en arrière.

Tandis que si vous le tirez et que vous glissez, vous allez tomber sur la personne et celle-ci risque de chuter aussi, elle risque de dévaler, de ne pas être en mesure de contrôler son fauteuil qui peut foncer dans un obstacle ou perdre de l’adhérence et tomber. 

– En pente avec gravier, le problème est le même mais est mieux appréhendé. Il faut pousser le fauteuil mais toujours sur les roues arrières pour avoir plus de stabilité et assurer chacun de vos pas ! La personne handicapée peut aussi retenir les roues du fauteuil si besoin pour éviter qu’il dévale trop fort pour vous. Si vous sentez que c’est trop dangereux, changez de chemin.

Dans le sable plat, pousser le fauteuil est impossible, il vaut mieux le tirer toujours sur les roues arrières pour éviter que les roues de devant s’enlisent et vous compliquent la tâche, mais aussi pour que la personne soit en angle droit et ait moins de secousses. 

En pente ou en montée, je ne vous conseille pas d’essayer sans des personnes en renfort.

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