Conseils & Avis

Tout savoir sur la FreeWheel

Combien de personnes en fauteuil roulant ont déjà ressenti une frustration pour ce qui est des sorties en extérieur ?

Pour ma part, j’adore la nature et j’aimerais parfois arrêter de la voir seulement de loin. J’aime aussi les centre-ville historiques mais les pavés restent pénibles à supporter. Alors pour compenser ces petits couacs, j’opte pour des activités adaptées qui me permettent de vraiment profiter ! Cependant, comme toute activité, elles représentent un coût supplémentaire à assumer dans le budget des vacances, ce qui n’est pas toujours simple…

Dans cet article, je vais donc vous présenter l’outil qui a changé ma façon de voyager : la FreeWheel.

Mon contexte : le fauteuil roulant manuel

Quand je suis en vacances, je suis habituée à utiliser mon fauteuil manuel, pour la simple et bonne raison qu’il me semble plus pratique que mon fauteuil électrique. En effet, ce dernier m’impose plus de contraintes lors de mes déplacements (abaissements, trottoirs étroits, voiture…) et donc, beaucoup plus d’anticipation.

Malgré tout, le fauteuil manuel, de son côté, m’impose un accompagnement. Certains sols sont, pour moi, impossibles à surmonter seule et les roues de ville qu’il comporte ne conviennent pas forcément à leur appréhension.

Découverte de la FreeWheel

Il y a quelques temps, j’ai découvert la FreeWheel par Laeticia, du blog theprinsider, qui l’utilise depuis plusieurs années. Après avoir longuement discuté avec elle, j’ai eu envie d’acquérir aussi cet équipement indispensable.

La FreeWheel est une roue manuelle, de taille moyenne, que l’on positionne devant les cale-pieds d’un fauteuil manuel. Elle permet de surmonter les obstacles que les petites roues à l’avant du fauteuil ne supportent pas habituellement, et apporte une plus forte stabilité.

A savoir absolument

  • Avant d’acheter une FreeWheel, il est très important d’être sûr d’en vouloir une. D’autres équipements, comme les roues motorisées avec guidon ou des assistances électriques existent aussi et pourraient mieux correspondre à vos besoins. Une FreeWheel coûte autour de 600€ (ce qui est un coût très important) et n’est absolument pas prise en charge. Voilà pourquoi la décision doit être mûrement réfléchie !

Attention ! La FreeWheel possède une poignée qui permet de l’enclencher sur un cale-pieds. Cependant, cela ne correspond pas à tous les cale-pieds ! Si le vôtre est « plein » (image 1), vous pouvez la mettre directement dessus. En revanche, s’ils sont « séparés » (image 2), comme le mien, vous devez prendre l’adaptateur qui va avec ! Ce dernier coûte environ 200€ !

Image du site CanstockPhoto.com
Image du site harma-gdd.com

Pourquoi ne pas la fabriquer ?

Pour ma part, j’ai tenté de savoir s’il était possible d’en fabriquer une. Mais en réalité, la conception est assez impressionnante : le métal est léger mais supporte mon poids ainsi que celui de mon fauteuil et la pince qui accroche le cale-pieds (ou l’adaptateur) n’est vraiment pas facile à reproduire… J’ai donc opté pour l’achat.

  • Il est possible d’acheter la FreeWheel avec l’adaptateur en kit avec les deux grandes roues arrières avec pneus Tout Terrain (pour un total autour de 900€) sur ce site = ce que je vous recommande, si vous partez souvent à l’aventure.

Attention ! Pour ma part, j’ai un fauteuil roulant manuel Junior. Dans ce cas, l’adaptateur a un petit inconvénient. Son angle d’ajustement est réglable en vissant 4 grosses vis (voir vidéo ci-dessous). Si vous essayiez des sols trop épais qui pourraient forcer dessus (comme le sable blanc ou l’herbe haute), il pourrait avoir tendance à se dérégler, ce qui contraint à le revisser de suite. Je n’ai pas encore pu tester l’équipement sur un fauteuil manuel adulte et vous recommande de voir d’autres avis.

Vidéo Youtube « New Adaptor Instructions »
  • La FreeWheel change la longueur et le poids du fauteuil. Il prend donc plus de place dans les bus et les trottoirs. C’est pourquoi je conseille son utilisation plutôt dans les milieux naturels ou les petits villages.

Conclusion

Bien que cela soit un équipement coûteux avec quelques astuces à connaître, il m’a permis de voir la nature de près. J’ai une plus forte stabilité et plus aucun chocs ne me fait peur. Pour mes accompagnateurs, les sols sableux, le gravier et les pavés ne sont plus un problème pour me pousser. La frustration s’est dissipée et je peux à présent optimiser mes déplacements.

Si vous souhaitez voir l’une de mes aventures avec la FreeWheel, rendez-vous sur cet article.

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